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Une autre forme de communication écrite

Cette semaine, sur la radio suisse romande (RSR) passent plusieurs interviews de Stefena Broadbent, dans le journal du matin, qui a fait une recherche pour le compte de Swisscom sur nos manières de communiquer. Outre le fait que nous apprenons que le téléphone fixe n’est pas mort (il a encore des fonctions et des usages bien définis qui ne sont pas remplacés par le téléphone mobile), elle explique que le SMS a significativement changé notre manière de communiquer par écrit. C’est un pont, dans la même mesure que le chat… moins pour l’e-mail qui peut rester très formel dans certaines circonstances, entre l’oral et l’écrit. Même si l’émotion est plus susceptible de transparaitre dans un SMS ou lors d’une séance de chat (vive les émoticons :-)), il manque cependant tous les avantages du face à face et la lecture du non-verbal et je ne peux me défaire de l’idée que cet aspect là n’est pas près d’être remplacé par la technologie (tant mieux…).

Cette enquête très complète est à consulter absolument (résumé sous forme de présentation) et elle peut être complétée par cette autre présentation d’un cours de management de l’Université de Lethbridge au Canada qui traite des bases de la communication, et notamment le choix du type (oral ou écrit) en fonction du message et du récepteur de celui-ci.

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La dérive des médias ?

En écoutant l’interview à Radio Suisse Romande ce matin (Médialogues : 12 fév. 2008), il est question du livre suivant : « La trahison des médias » de Pierre Servent. Le sujet m’a semblé être traité de manière intéressante et je souhaitais livrer quelques notes sur ce que j’ai entendu…

Pierre Servent explique que dans les médias, actuellement, il faut faire étalage de sa « charcuterie intime » – il faut pleurer pour mobiliser la presse.

Par ailleurs, il déplore que le traitement d’un sujet se fait avec un seul son de cloche, souvent provenant de l’opposition, sur le style de « j’accuse ». On va chercher où se trouve la victime et le journaliste va exploiter ce point de vue sans chercher à donner la parole à d’autres intervenants (condamnation émotionnelle). Les notables sont d’office considérés comme peu intéressants ou peu fiables, parce que représentant le pouvoir en place.

Il raconte ensuite que ce qui marche bien en France actuellement, c’est « la chasse aux gros » pour flinguer les gens au pouvoir sans vouloir montrer tous ceux qui fonctionnent bien (similitude dans la politique suisse ou vaudoise – on attaque, on veut limiter les salaires, on veut contrôler les politiciens à tout prix -> je me demande, finalement, qui va dorénavant vouloir faire de la politique ? – c’est bien plus confortable d’être à la tête d’une assurance ou d’une banque… – quoique…).

Il constate aussi que les actions courageuses et réussies des responsables en place ne sont pas assez médiatisées ! Ainsi, on perd de vue la marge de manœuvre limitée des responsables politiques au pouvoir et on les accuse de ne pas faire le maximum pour que les choses changent.
On flingue d’abord et on discute en suite. Il s’agit d’une dérive dans laquelle l’investigation n’est plus assez valorisée avant la publication d’un article…

Il utilise également le néologisme suivant : « Médialomanie » ou le plaisir de se retrouver dans les médias, être reconnus, et le système médiatique joue avec ce plaisir et ce besoin d’exister dans les médias de certaines personnes. Le risque est que, une fois le doigt dans l’engrenage, il soit impossible d’échapper à cette spirale médiatique.

En même temps, l’affaire « Mörgele » fait la une depuis le 1er février 2008 ! et Mörgeli exploite ceci en allant se faire filmer devant un camp de concentration en Allemagne… Pourquoi la SSR est-elle entré dans ce jeu-là ? En tout cas, l’instrumentalisation médiatique de ce lapsus ne fait pas la gloire de l’UDC.
Couchepin a réagi de manière correcte en rappelant ses convictions profondes au sujet de l’holocauste, mais l’UDC est en mal de sujet à exploiter et les médias se délecte d’un tel excès émotionel dirigé contre le Président de la Confédération (Raymond Lorétan – conseiller en communication – RSR 12.02.08)

Le citation du jour de l’émission résume bien ces interventions :

« La presse lèche, lâche et lynche » (J-F Khan – fondateur de « Marianne »)

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