Archive for humeur

Leadership ou effet de soumission au groupe?

Dernièrement, j’ai été interpellé par deux articles et événements, dans les médias, qui à mon sens interpelle sur ce qu’est le leadership ou l’effet de pouvoir du groupe sur le comportement des individus.

Premièrement, j’ai eu l’occasion de voir une petite vidéo sur YouTube, accompagnée d’un commentaire extrêmement intéressant sur le leadership. Celle-ci montre un homme qui commence à danser à l’occasion d’un festival en plein air. Celui-ci le fait seul pendant quelques instants, de manière totalement décomplexée, puis un autre homme vient le rejoindre… alors, rapidement, le groupe va s’agrandir et une petite foule va se mettre à danser.

Derek Sivers a présenté cette vidéo à TED Conference cette année et soutient que la différence entre un « original » et un « leader » tient au(x) suiveur(s) qui vont choisir ou non d’adhérer à l’action du premier danseur, en l’occurrence. Cet homme aurait pu susciter un amusement poli si un « suiveur » ne s’était levé et avait déclaré ainsi que l’homme était digne d’être suivi. Une fois ceci fait, le premier danseur devient « leader ». Sivers explique que le rôle du « suiveur » (follower) est donc essentiel dans la création du leader!

Parallèlement, la controverse a surgit concernant la diffusion du « jeu de la mort » sur différente télévision francophone. L’expérience de Milgram ainsi reproduite qui consiste à conditionner des personnes à électrocuter un « joueur » (un comédien qui simule la douleur à chaque pseudo-décharge) à chaque réponse fausse est sensée démontrer le pouvoir du conditionnement des candidats « bourreaux » qui les pousse à commettre des atrocités contre un de leurs semblables. Le public présent, l’animatrice ou la musique contribuent ainsi à faire tomber les barrières qui empêcheraient ces personnes de commettre des actes potentiellement mortels dans leur quotidien (80% des candidats ont poussé les décharges à un niveau mortel…).

Dans les deux exemples, la frontière entre l’exercice du leadership ou la soumission au groupe est très ténue. Qui détient le pouvoir d’influer sur un groupe? L’original qui commence à danser… son suiveur… l’institution « TV » qui organise le jeu… le premier à envoyer une décharge ou le suivant qui lui donne du crédit (à ce propos, je préférais nettement la version de cette expérience au début du film « Ghostbusters » :-)?

A ce propos, l’émission « café philo » sur la Radio Suisse Romande aborde le sujet de manière intéressante.

Bonne lecture !

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Should I tweet or should I blog?

Lately, again, I have been wondering how long it would take me to resist falling into twitter… Well, I still don’t know about it even if a few friends have tried really hard to push me into it :-)

Blogging is quite comfortable indeed… this is a format that let me collect and publish info at a (slower) pace I can follow… I realize time cannot be extended if I still want to get some sleep every day…

Then I’m afraid twitter would require more time and things to say and I don’t know if I have some much to share with the world around me… I’ll give it a bit more time before I think again about it…

Meanwhile, I found two excellent posts about new media (and twitter) addiction… and necessity :

Happy new year and let’s be ready for next communication challenges in 2010 !

And, as a starter for 2010, a late version of « le saviez-vous » (in French) about the impact of new technologies in our lives…

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Droit à l’oubli numérique

Social Networking ImageJeudi 12 novembre dernier, « secrétaire d’Etat à l’Economie numérique, Nathalie Kosciusko-Morizet, a lancé jeudi une consultation nationale sur le droit à l’oubli numérique permettant de mieux contrôler les traces laissées sur internet. » (Reuters)… Bel effort…

Sauf si l’on considère qu’une charte n’aura concrètement qu’un effet incitatif et non contraignant pour permettre de mettre en oeuvre ces voeux pieux!

En même temps, LinkedIn annonce fièrement 50 millions d’utilisateurs professionnels publiant des informations sur leur page … ou Facebook qui a passé le cap des 300 millions dont 50%, tout de même, selon les statistiques de Facebook, se loggent sur leur compte chaque jour!

Je me demande à nouveau si les instances politiques ne sont pas en retard d’une guerre… il paraît en effet difficile de lutter « à l’insu de leur plein gré » contre la volonté des utilisateurs de publier en masse des informations personnelles sur leur profil Facebook ou LinkedIn par exemple…

Il est clair que, souvent, la notion de permanence de l’information publiée sur le web échappe aux jeunes utilisateurs qui upload des photos d’eux dans des postures improbables… Allez leur parler des techniques de recherches de leurs futurs employeurs… En même temps, ne sont-ce pas ces mêmes utilisateurs qui sont les recruteurs de demain… Ne vous sera-t-il pas reproché de n’avoir aucune présence « fun » sur Facebook? Qui sait… nous pourrions alors demander une charte du droit à n’être pas « à poil sur le web »!

Par chance, Archimag vous rassure en affirmant que « les réseaux sociaux c’est du sérieux« … OUF, on l’a échappé belle!

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Big brother is googling you!

Après un été chaud à tout point de vue (boulot et canicule), me voici enfin de retour aux affaires pour un petit commentaire sur les derniers développements du cas « Google Street View » en Suisse.

google_streetviewEn effet, ce service est désormais disponible pour la Suisse et nous nous sommes précipités avec entrain sur la vue googlisée de nos rues favorites pour y reconnaître parfois des visages floutés mais néanmoins familiers. Mais, heureusement, les Suisses sont attentifs et ont rapidement alertés le Préposé Fédéral à la Protection des Données… Tous les visages et toutes les plaques de voitures ne sont pas floutées!!! Il est donc possible de reconnaîtres des individus qui auraient malencontreusement croisés la voiture Google au moment de la saisie des images! Notre préposé a donc réagit est sommé Google de corriger le tir. Si ce dernier n’optempère pas rapidement, il risque de ce voir contraint de retirer ce service pour la Suisse…

Une fois passé le moment sympa de se ballader virtuellement dans les rues de nos contrées, il faut reconnaître que Google Street View pose quelques problèmes de gestion des données et de respect de la vie privée, comme le décrit la page de la confédération consacrée à cette problématique. On y apprend notamment que Google conserve toutes les données brutes (non floutées) sans avoir actuellement fixé un délai à leur destruction… Si j’avais été pris en photo sortant de ce bouge infâme dans un quartier interlope (là j’ai sorti mon dictionnaire…) que je fréquente parfois (en fait, je parle du petit bistrot sympa que je fréquente parfois), eeh ben, ça en ficherait un coup à mon image propre et lisse ;-). Bref, plusieurs centaines de Suisse se sont émus de se retrouver reconnaissables sur le web… sans leur accord… et je le comprend !

Mais quand-même… je m’interroge… J’espère que, parmi ceux qui ont saisi notre préposé à la protection des données, aucun ne se trouve sur Facebook ou Twitter… Parce que là, il y a pas photo (en fait oui… il y a photos)… flouté sur Google Street View ou « à poil » sur Facebook (« parti mangé une pizza à 14h00 », « heureux de se retrouver au lit après une journée de travail épuisante à me faire ch. avec mon chef », « envisage de me taper la voisine »… j’en passe et des meilleures….), j’ai choisi mon camp : je ne sors plus de chez moi et je débranche l’ordinateur!

>> Pour en savoir plus sur ce qui attend notre préposé à la protection des données… lorsqu’il s’attaquera à Facebook…

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