Archive for enseignement

Mon prof… mon ami sur le réseau?

Romain Parlier, sur le blog du Monde Technologie, évoque la problématique des relations profs-élèves lorsqu’elles se prolongent sur Facebook

A plusieurs reprise, dernièrement, le monde enseignant s’est ému des cabales organisées sur Facebook contre des profs… Certains ont même décidé d’intenter des actions pénales pour réagir à ces attaques en règle. Si, comme l’évoque l’auteur de l’article, ce phénomène de stigmatisation des « mauvais » profs (ou considérés comme tels, à tort ou à raison) a toujours existé, comme l’illustre souvent les phénomènes de « réputation », bonne ou mauvaise, qui colle aux enseignants après quelques semaines dans un établissement parfois, c’est la médiatisation par l’outil Facebook qui choque. Hors des murs de l’école en question, est-ce que la réputation d’un enseignant doit être « massacrée » à perpetuité (vive Google) ou est-ce qu’il y a un droit à l’erreur… et par conséquent un droit à l’oubli?

Au-delà de ces cas plutôt extrêmes se pose également de la superposition de la relation prof-élève avec le type d’interactions qui a cours sur Facebook. L’article se fait l’écho du témoignage intéressant d’un enseignant qui intègre même le réseau ainsi constitué avec ses élèves pour prolonger le cours donné en classe. D’un point de vue personnel, le métier d’enseignant étant particulièrement exposé, est-il souhaitable de mélanger sa vie privée avec celle des élèves que l’on voit tous les jours en classe? Pour moi, cela a du sens, par la suite, pour garder des contacts avec des élèves avec qui l’on a travaillé, s’ils le souhaitent, naturellement… (il n’est pas exclu que, sur ce coup-là, j’adopte une position de vieux con :-)

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Facebook à l’école

Holly Pouquet, sur Slate.fr, fait référence et traduit un article de Nicolas Bramble consacré la question suivante : Faut-il faire rentrer Facebook à l’école... soit l’utiliser avec les élèves dans le cadre des activités scolaire…

Vaste question…

L’article vaut autant pour les questions qu’ils soulèvent que pour les commentaires qui le suivent. En effet, Nicolas Bramble constate que Facebook fait partie intégrante de la vie des élèves à tel point qu’ils se mettent en scène sur le territoire de l’école et publie ce contenu sur le web. Ainsi, pose-t-il la question de savoir s’il ne faudrait pas tout bonnement utiliser les outils avec lesquels les élèves sont familiers dans le cadre des cours et des parcours éducatifs?

Comme le dit un de me collègue (merci Gabriel?), pourquoi l’école devrait ignorer ces nouvelles technologies et se couper de la réalité des enfants et adolescents d’aujourd’hui? Est-ce que l’école est vraiment là pour s’approprier les tendances et s’en servir pour passer son message et transmettre le savoir?

Si j’en crois les commentaires qui suivent l’article, comme je l’évoquais dans mon précédent post, nous nous retrouvons confronté à une question de territoires… Est-ce que l’école doit systématiquement tout adapter à l’enseignement ou est-ce que, d’utiliser Facebook à l’école, c’est s’immiscer dans la « vie privée » (voir commentaires d’un internaute) des élèves?

La question se pose aussi pour les téléphones portables, comme évoqué dans un précédent post

>> voir aussi, The Twitter Experiment à l’université de Dallas :

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Classes connectées – connected classrooms

« Cell phones are learning tools » – Les téléphones portables sont des outils d’apprentissage…

C’est ce qu’on peut découvrir dans la table des matières du livre de Liz Kolb, Toys to Tools: Connecting Student Cell Phones to Education. Ainsi, alors que les enseignants un peu partout dans nos classes d’Europe occidentale (et au-delà…) se battent contre l’entrée trop fréquente des téléphones portables dans les classes, plusieurs spécialistes des médias et enseignants se penchent avec intérêt sur les technologies mobiles en général pour les intégrer dans leur cours.

twitter_iphoneComme le soulignait déjà Hubert Guillaud, il paraît difficile de lutter contre la capacité des élèves à intégrer les sollicitations de plusieurs écrans, alors pourquoi ne pas utiliser ceux-ci comme outils d’apprentissage. Cela peut paraître un combat d’arrière-garde que de vouloir à tout prix empêcher l’entrée de certaines nouvelles technologies dans l’enseignement traditionnel (pensez à la place qu’à pris le web dans les classes!) … alors à quand les téléphones portables pour twitter en direct sur le cours donné par l’enseignant? C’est une manière de reconnaître que les vecteurs d’apprentissage ne sont pas les mêmes d’une génération à l’autres.

Certe cela demande un effort du corps enseignant pour être « à jour » avec les nouvelles technologies… mais considérer que ces dernières sont seulement des outils supplémentaires pour dispenser du savoir… n’empêche pas de continuer à attribuer une énorme valeur au travail des enseignants pour construire ce savoir. L’outil n’est rien sans le contenu et la structuration de ce dernier par l’enseignant…

Ainsi, Hubert Guillaud, à nouveau, propose de rallumer les téléphones mobiles dans la classe… et de les utiliser ! Il cite Juliette LaMontagne chercheuse et enseignante pour le réseau d’écoles internationales de l’Asia Society à New York qui déclare :

“Comme éducateurs, nous devons tirer parti de l’attrait des étudiants pour leurs mobiles pour transformer leurs réseaux de communication en réseaux d’apprentissage : il y a une richesse inexploitée pour développer le potentiel d’apprentissage dans des messages textes apparemment ineptes, comme ceux de Twitter”

Ce défi est de nature à changer un peu les voies de transmission du savoir mais nous investissons déjà beaucoup d’énergie et d’argent dans la sensibilitation des élèves au technique d’information et de communication dans le cadre scolaire… c’est le moment de le mettre réellement en pratique…

Voir : 12 Expert Twitter Tips for the Classroom, Social Networking Classroom Activities That Employ Critical Thinking (David R. Wetzel)

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Multitâches – multiécrans

Dans son article très fouillé du 26 mai dernier, Hubert Guillaud se demande si nous sommes multitâches. Il fait notamment référence aux étudiants en salle de cours qui sont capable de jongler entre l’activité « humaine » dans la classe, animée par le professeur, et l’activité parfois intrusive des écrans qu’ils ont à disposition (téléphone portable, écran d’ordinateur, …).

class_mobileSi la sollicitation de l’extérieure de la classe a toujours attiré les étudiants plus ou moins motivé par un cours (ne me parlez pas du vendredi après-midi ensoleillé… à 4h30, dernier cours de l’après-midi ! Celui-ci a souvent été le plus dur à suivre… et à donner !), je m’aperçois également, comme Hubert Guillaud, que nous avons gagné en compétences multitâches avec les nombreux objets interactifs qui nous environnent. D’aucun arrive à mener une conversation téléphonique en répondant à un SMS et consultant leur mail en direct sur l’écran de leur PC… (si, si, j’y arrive aussi parfois, lorsque mon interlocuteur s’écoute parler :-).

Si cette compétence multitâches était traditionnellement réservée aux femmes, il me semble que même les hommes, quand ça les arrangent, en sont capables. Nous n’avons pas trop le choix, sollicité que nous sommes au quotidien.

Ainsi, je pense qu’en matière de communication, que cela soit dans la classe ou plus largement face à n’importe quel public, il convient de se rappeler que nous n’avons que quelques secondes pour tenter d’attirer l’attention et faire passer un message. Beau défi mais au combien difficile à relever lorsque le message doit faire passer des choses complexes.

Bonne lecture !

Pour aller plus loin :

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When teaching might be an option

nytIn times of depression, some jobs may look more attractive than others. In fact, I don’t know many people right now boasting about their new job in finance or in banking… they rather try to hide right now…
By the way, I remember a time… not so old… when it was almost a shame to say I was teacher… even worse, claiming to be part of the public administration (even though I don’t hear many teachers claiming to be part of a governmental structure :-).

On April 11th, STEVE LOHR wrote an article about that in the New York Times acknowledging the fact that new graduate students are now considering public careers with a little less disdain… an even interest !
tforaAs I wrote before, I’m convinced these crisis days are days of opportunities to recruit valuable teacher for our school system… So let’s work on it and let’s make those kind of careers attractive, like « Teach for America » did, for example.

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Recruter des enseignants

Dans la ligne de mon précédent article concernant la promotion du métier d’enseignant qui m’occupe actuellement beaucoup (préparation d’un plan de communication autour des métiers de l’enseignement pour faire face à une pénurie annoncée de maîtres dans le canton de Vaud), je vais ajouter quelques éléments sur les démarches immédiates à prendre pour augmenter la qualité du recrutement :

  • Clarifier et rendre accessibles les conditions d’engagement pour les différentes catégories d’enseignants potentiellement intéressés par un emploi dans la région concernée.
    nswDe ce point de vue, je me suis inspiré de l’excellente organisation de l’information du Département de l’Education Australien de la région du New South Wales. Les données sont catégorisées par le « statut » des potentiels postulants ce qui permet un accès rapide aux informations importantes pour les engagements.
    Pour mon département, j’ai simplement repris les questions les plus fréquemment posées et les ai traitées de manières synthétiques afin d’avoir l’ensemble des infos utiles à l’engagement dans le canton sur une seule page. Par ailleurs, la création d’un raccourci facile à mémoriser permet de transmettre ce lien facilement par différent canaux.
  • Rendre les offres d’emploi plus visibles en les « sortant » des sites des administrations. En effet, souvent, dans la structure complexe des sites des grosses administrations, les pages emploi des métiers spécifiques comme l’enseignement sont difficiles à trouver. Nous avons conclu un partenariat avec une plateforme d’emploi online qui nous permet de répliquer toutes nos annonces sur des pages plus faciles d’accès.
    Pour l’instant, les premières statistiques sont encourageantes et nous ferons un bilan prochainement pour évaluer l’impact sur le nombre de postulations en prévision de la prochain année scolaire.

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Recruiting teachers

Here is a short post to summarize two previous articles about teacher recruitment in the Canton of Vaud, in Switzerland. At the moment, I am working on a communication strategy which is intended to improve teacher recruitment. We know that, in the next 10 to 15 years, 30 to 50% of the teachers presently working in our school system will retire.
ocde_edu_teacher_frIn many countries in Europe or among members of the OECD, the concern about teacher recruitment is important.

Some countries handling the same kind of issue already built successful campaigns, like in the United Kingdom for example :

nswIn Australie, in New South Wales, teacher recruitment is also a concern which has been successfully addressed by the government and the teaching job webpage is very comprehensive.

As far as our Education department is concerned, we prepared a stand at a student fair in Lausanne in March and re-designed our teaching job opportunities webpages. We also started a partnership with a major employment web platform to gain visbility for our job offers.

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