Communication virale

Plusieurs articles se sont fait les relais des tentatives de l’OMS pour expliquer pourquoi la gestion de la communication autour de la pandémie de H1N1 s’est mal passée (publication de l’AFP sur Google news, LeMatin.ch, sur France24 en anglais).

Il y a eu « des informations, des rumeurs, beaucoup de spéculations et des critiques dans de nombreux supports » médiatiques, a rappelé le conseiller spécial pour les grippes de l’OMS, Keiji Fukuda, en revenant sur les difficultés rencontrées par l’organisation dans sa communication sur la pandémie.

Twitter est ainsi notamment montré du doigt quant à la façon incontrôlable et rapide de répandre des rumeurs et de fausses informations… C’est le comble quand-même!
L’OMS, spécialiste des pandémies… virales… incapable de faire face à la communication… virale!!! Pourtant, les principes de diffusion sont à peu de chose près identiques… La diffusion rapide se fait de contact à contact à travers des réseaux de personnes qui se côtoient physiquement ou virtuellement et la propagation est exponentielle si l’on n’y met pas rapidement un frein…

Naturellement, en l’absence de communication claire et accessible sur les nouveaux territoires de diffusion de l’information, et comme « la nature a horreur du vide », ce déficit est rapidement comblé par toutes les personnes bien intentionnées (ou moins prévenantes aussi d’ailleurs) qui se dépêchent de diffuser à large échelle, en quelques secondes, les seules informations à disposition… sans forcément contrôler leur validité. D’autant plus que l’OMS a longtemps tergiversé pour prendre une position claire sur la nature et les dangers de la pandémie en regard de ce qui se produisait dans l’hémisphère sud, par exemple.

Twitter, Facebook, Google, les plateformes de blogs ou de réseaux sociaux existent et c’est là que les enjeux présents de la communication se trouvent. Il est temps, à mon sens, que les grosses organisations et administrations aux structures et fonctionnements hérités du XXème siècle s’en rendent compte. Il est nécessaire de comprendre rapidement les codes et les enjeux qui dirigent les flux de communications dans ces réseaux à la puissance et rapidité de diffusion phénoménales. Ceci afin d’éviter un nouveau fiasco qui a laissé la place à une communication émotionnelle, irrationnelle et globale. Les médias traditionnels ne sont plus des acteurs omnipotents qui peuvent stopper (ou provoquer) seuls la diffusion d’une rumeur. Les nouveaux médias doivent être considérés par les communicateurs de l’OMS comme des acteurs tout aussi importants, si ce n’est plus, dans la diffusion d’informations fiables et accessibles à large échelle (notamment pour tous ceux qui accèdent à l’info via des téléphones mobiles).

L’OMS fait fausse route en désignant Twitter comme une des causes d’un échec… Twitter ou Facebook sont plutôt des chances à saisir pour réussir la prochaine fois!

Le marketing l’a compris… lui qui se pratique déjà de manière virale :-)

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