Archive for janvier, 2010

Privé/Professionnel – des mondes qui se superposent…

En prolongement de l’article consacré à la problématique de la gestion de la vie privée avec l’utilisation des nouvelles technologies et nouveaux média, un article d’InternetActu revient sur l’intervention de Stefana Broadbent à TED. Cette dernière décrit les résultats de ses recherches concernant l’utilisation des outils à disposition dans notre société pour entrer en contact avec les personnes qui nous sont proches quel que soit le moment ou l’endroit, ayant pour conséquence une superposition des territoires « privés » ou « professionnels ».  Les sphères publiques et privées s’interpénètrent rendant la lecture des comportements plus difficile à lire.

Ses explications et résultats s’accompagne du constat que le monde du travail ou de l’éducation, notamment, s’évertue à vouloir garder ses territoires bien distincts en insistant sur le fait que l’espace privé ne devrait pas entrer dans l’espace scolaire (professionnel)… en faisant en sorte (avec plus ou moins de succès) que les outils qui permettent ses contacts avec l’extérieur soient éteints durant le moment professionnel/scolaire.

Les enjeux sont nombreux : accompagner cette évolution ou la combattre… ? Déjà, dans le monde du travail, la résistances des employés auxquels Facebook est interdit d’accès s’organise… l’iPhone est difficile à contrôler, par exemple…

>> pour prolonger la réflexion : la vie privée… une histoire de contexte par Marshall Kirkpatrick sur ReadWriteWeb France

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Facebook à l’école

Holly Pouquet, sur Slate.fr, fait référence et traduit un article de Nicolas Bramble consacré la question suivante : Faut-il faire rentrer Facebook à l’école... soit l’utiliser avec les élèves dans le cadre des activités scolaire…

Vaste question…

L’article vaut autant pour les questions qu’ils soulèvent que pour les commentaires qui le suivent. En effet, Nicolas Bramble constate que Facebook fait partie intégrante de la vie des élèves à tel point qu’ils se mettent en scène sur le territoire de l’école et publie ce contenu sur le web. Ainsi, pose-t-il la question de savoir s’il ne faudrait pas tout bonnement utiliser les outils avec lesquels les élèves sont familiers dans le cadre des cours et des parcours éducatifs?

Comme le dit un de me collègue (merci Gabriel?), pourquoi l’école devrait ignorer ces nouvelles technologies et se couper de la réalité des enfants et adolescents d’aujourd’hui? Est-ce que l’école est vraiment là pour s’approprier les tendances et s’en servir pour passer son message et transmettre le savoir?

Si j’en crois les commentaires qui suivent l’article, comme je l’évoquais dans mon précédent post, nous nous retrouvons confronté à une question de territoires… Est-ce que l’école doit systématiquement tout adapter à l’enseignement ou est-ce que, d’utiliser Facebook à l’école, c’est s’immiscer dans la « vie privée » (voir commentaires d’un internaute) des élèves?

La question se pose aussi pour les téléphones portables, comme évoqué dans un précédent post

>> voir aussi, The Twitter Experiment à l’université de Dallas :

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Vie privée et protection des données

Plusieurs articles consacrés plus ou moins à la même thématique ont croisé mon horizon numérique dernièrement, ce qui contribue à me convaincre que le web permet de développer une réelle intelligence collective… instantanée!

Tout d’abord, Stephanie Booth évoque la problématique de la publication de données personnelles sur Facebook et le paramétrage des réglages de la confidentialité pour ses utilisateurs. Cela n’a pas échappé à plusieurs utilisateurs assidus de cette plateforme, les changements récents induisent une visibilité plus grandes de nos infos persos pour autant que nous ayons suivi les recommandations de Facebook en la matière. Enfin, comme l’écrit Stéphanie, ça a le mérite de clarifier les choses : quand on publie qqch sur internet… c’est inévitablement plus ou moins publique!

Jean-Jacques Manach développe cette idée en y ajoutant un aspect générationnel. Pour lui, la gestion de ses données privées (je fais court…) tient plutôt de la crispation (chez les « vieux cons ») ou de la mise en scène en fonction des publics auxquels on souhaite communiquer (chez les « petits/jeunes cons »). Je trouve cette comparaison magnifiquement développée et illustrée de manière extrêmement intéressante dans la mesure où elle fait la part belle à la capacité des « millenials », nés avec les réseaux sociaux, à adapter leur communication à leurs auditoires/lecteurs et à pratiquer une mise en scène finalement assez consciente, malgré ce que veulent croire les « vieux cons » qui cherchent à protéger notre jeunesse. Cette mise en scène utilise tous les moyens à disposition offerts par le web, comme le montre le « Social Radar top 50 Social Brands of 2009 » qui mesure les marques dont la présence sur le web fait l’objet de plus de volume de conversations online.

Seul bémols, quand les « petits cons » en auront marre que les « vieux cons » viennent chasser sur leur terre (Facebook note une augmentation significative de ses membres de plus de 55 ans!), ils trouveront d’autres territoires à explorer :-)

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