Archive for juillet, 2008

Une autre forme de communication écrite

Cette semaine, sur la radio suisse romande (RSR) passent plusieurs interviews de Stefena Broadbent, dans le journal du matin, qui a fait une recherche pour le compte de Swisscom sur nos manières de communiquer. Outre le fait que nous apprenons que le téléphone fixe n’est pas mort (il a encore des fonctions et des usages bien définis qui ne sont pas remplacés par le téléphone mobile), elle explique que le SMS a significativement changé notre manière de communiquer par écrit. C’est un pont, dans la même mesure que le chat… moins pour l’e-mail qui peut rester très formel dans certaines circonstances, entre l’oral et l’écrit. Même si l’émotion est plus susceptible de transparaitre dans un SMS ou lors d’une séance de chat (vive les émoticons :-)), il manque cependant tous les avantages du face à face et la lecture du non-verbal et je ne peux me défaire de l’idée que cet aspect là n’est pas près d’être remplacé par la technologie (tant mieux…).

Cette enquête très complète est à consulter absolument (résumé sous forme de présentation) et elle peut être complétée par cette autre présentation d’un cours de management de l’Université de Lethbridge au Canada qui traite des bases de la communication, et notamment le choix du type (oral ou écrit) en fonction du message et du récepteur de celui-ci.

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Wag the dog

Les derniers événements couverts par les médias m’ont fait penser à un excellent film de 1997 avec Robert de Niro et Dustin Hofmann, notamment… « Wag the dog » ou « Des hommes d’influence » – Une magnifique opération de communication construite par un scénariste hollywoodien (Dustin Hofmann) destiné à détourner l’attention du public des frasques d’un président US. En effet, la libération d’Ingrid Betancourt avait tous les ingrédients d’un scénario dont Hollywood est friand: les méchants terroristes tapis dans la jungle, les gentils militaires qui libèrent des otages hébétés, le soutien (en douce) des USA, et le triomphe (pas si modeste) du président colombien… Et voilà qu’on apprend que ce scénario aurait été entraîné (les soldats colombiens auraient reçu des cours d’art dramatique) et joué devant des caméras qui tremblaient suffisamment pour que cela soit crédible! Par ailleurs, les (négociateurs) suisses (ooouh les mauvais perdants) expliquent que cette libération a été dramatisée pour cacher le fait qu’une rançon a été payée… 20 millions, mon bon monsieur, ce n’est pas rien! Et voilà que tous se tirent dans les pattes au ravissement des médias qui en font leurs gros titres!

La leçon que je retire de tout cela est que, finalement, la vérité n’intéresse personne (mais on le savait déjà) si les acteurs jouent correctement leur rôle. C’est lorsque la prestation n’est pas à la hauteur que le lecteur s’insurge et déclare qu’il se sent trompé… qu’on lui ment! Je propose qu’on organise un festival de Cannes des meilleures événements couverts par les médias et qu’on récompense les plus crédibles… ça aurait plus de sens. L’émotion et le jeu des acteurs doit être mis en avant… la vérité est assez ennuyeuse comme ça…
Et pendant ce temps, Roger Federer perd un match extraordinaire dans le « choc des titans » (sic.)… dommage, je n’aurais pas écrit la fin du film comme ça… mais ça doit être mon indécrottable chauvinisme… J’assume…

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