Histoire vivante – RSR – Médias et journalisme 3/5 (suite)

Je poursuis ici ma prise de notes concernant la passionnante série d’émissions produites par la RSR et consacrées aux médias et au journalisme :
Interview de Jean-François Fogel qui a écrit avec Bruno Patino: Une presse sans Gutenberg. Pourquoi Internet a bouleversé le journalisme aux éditions Points en 2007.

Trois événements fondateurs qui aide la profession de journaliste à comprendre ce qu’est le média
9/11 -> la plupart des sites Internet s’effondrent au moment des attentats parce que les demandes de consultations sont trop nombreuses en trop peu de temps. On comprend alors qu’il faut se constituer et vivre en réseau : les photos à un endroit, le texte à un autre, les vidéos encore ailleurs. Cela permet d’être plus fort lors de pics de sollicitations comme celui-ci. Les serveurs sont répartis à plusieurs endroits du monde.
les attentats de Madrid en 2004 -> info plus fluide qui n’est plus seulement du texte : animation flash, texte, photos, vidéo. Un nouveau language apparaît.
Attentat de Londres en 2007 -> l’information est fournie par l’audience et la BBC publie ce qui lui est transmis (vidéos et photos prises depuis des téléphones mobiles par exemple). En conséquence, la BBC va se réorganiser pour mobiliser 10% de son staff pour publier ce qu’elle reçoit de son audience (passage au User Generated Content or Consumer Generated Media – voir la référence à la BBC dans l’article de Wikipedia + Citizen Journalism dans Wikipedia).

Avec internet, on est revenu à un mode de communication journalistique d’avant Guttenberg. En effet, comme lorsqu’un barde ou un autre intervenant diffusait de « l’information » obtenue ça et là à un public, ce dernier pouvait réagir directement à ce qui était dit et répondre à « l’émetteur ». Dès lors que la publication d’information se fait de manière écrite et imprimée, le lecteur ne peut interagir directement avec l’auteur du discours. De nos jours, sur Internet, sur la même page, on peut trouver l’information (discours) et les réactions des lecteurs qui interagissent directement à la source. On est dans un univers où rien n’est stable et où l’audience parle autant que les auteurs du discours (pas toujours facilement identifiable d’ailleurs).

A la différence d’un média « traditionnel » qui décide du contenu diffusé chaque jour, le journalisme sur Internet est dicté par les demandes de l’audience.

L’importance de Facebook -> capacité de configurer l’audience. Choisir un groupe en particulier pour faire circuler l’information et mieux gérer l’impact. Difficile de mesurer l’effet que cela aura sur les médias dans le futur. La gestion de l’information à l’intérieure de groupes organisés de manière spécifique autour de spécialistes change la manière dont celle-ci circule. On assiste à une fragmentation de l’audience. Internet est un média des masses mais pas un mass-média.

A lire également : Les actus du monde.fr font des liens vers de blogs

1 Response so far »

  1. 1

    […] are quite interesting in a perspective of user generated content (see previous posts about it or another one in French) […]


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