Communication et abolition des frontières?

Un article sur MIT News (in English) tente d’analyser le flux des communications téléphoniques en Grande Bretagne pour en tirer des conclusions sur l’étendue géographique des interactions.

Les résultats de cette analyse semblent démontrer que les connections téléphoniques se font au sein des régions politiques de manière presque constante. Ainsi, le flux des échanges dessine de manière presque parfaite la carte des régions politiques de la Grande Bretagne.

Hubert Guillaud sur Internet Actu détaille ces résultats (en français) et offre une analyse très pertinente sur les impacts en terme de gouvernance politique.

Cependant, n’analyser que les communications téléphoniques, c’est probablement faire l’impasse sur tous les autres nouveaux médias qui permettent des communications rapides indépendamment, notamment, des fuseaux horaires.  Ainsi, on verrai se dessiner probablement d’autres interactions en observant le flux des mails, des échanges par chat ou par skype (j’omets volontairement les tweets dans la mesure où le push n’est pas à mon sens une conversation… comparable aux échanges téléphonique) qui dépassent alors certainement les frontières administratives.

De plus, on peut également se poser la question de savoir si les communications téléphoniques (fixe en tout cas) ne concernent plus qu’une majorité d’échanges « professionnels » régionaux, concentrés, de fait, sur les régions administratives vs les échanges « privés » qui prennent d’autres formes et qui dépassent ces découpages politiques… A voir…

Leave a comment »

How do you use social media at work?

A recent study of People-onthego stresses the importance of social media at work. Elements of this study are commented on FastCompany blog by Adrian Ott.

Thus we learn (as we experience it everyday… right?!) that people tend to check their personal email inbox more often than their professional one … at work. If you add up checking Facebook and LinkedIn profiles, it seems that professional activity online is far behind than personal stuff. Top management is equally mixing professional and personal activity, by the way…

Do we have to conclude that Generation Y is less likely to be focused on professional activity than older generations? I would not put it that way. Indeed I tend to think that Generation Y, for example, developed new communication and networking strategies that involve professional and personal spheres as well. Then, this cannot only be identified as a loss of productivity for the company but the development of the kind of skills from which companies can gain substantial benefits in the long term. In this perspective, Adrian Ott writes :

Although some companies block social media, I believe that this is overkill. There are many benefits to social media that companies cannot ignore in areas such as customer relationships, collaboration and market research. For business-to-business providers, employees and executives are the customer making social media interaction a necessity.

Which of the following « inboxes » do you check regularly?
All Responses

Leave a comment »

Les « Curators » ou amplificateurs du web?

Trop d’information tue l’information…

Confronté à la masse de données accessibles à tous, il est vrai que nous pouvons avoir rapidement la sensation d’un voyage en apnée ou d’une noyade programmée… Il devient de plus en plus difficile de suivre les éléments d’actualité, même filtrés via un RSS reader ou via quelques personnes suivies sur Twitter / Facebook… Nous avons parfois besoin de personnes qui amplifient le signal continu pour faire ressortir des éléments du brouhaha numérique…

Dans cette perspective, Roxanne Varza sur Techcrunch.fr évoque l’importance grandissante des « curators » (littéralement des « conservateurs de musée » du web) qui mettent en forme et relayent l’information « prédigérée ». Ainsi, le « packaging » humain de l’information démontre son importance dans la mesure où les essais d’agrégation et de mise en forme automatique atteint ses limites dans ces circonstances. Si l’on peut programmer par algorithme le type d’information que l’on pousse vers quelqu’un en fonction de ses choix précédents, rien ne vaut l’analyse « humaine » même si elle a ses failles et ses parti-pris.

Il est clair que tous les « curators » ne sont pas « éclairés » de la même manière, voire guidés par un volonté marketing uniquement (brand curators), mais il serait dommage de se passer de cette faculté « humaine » d’assemblage et de liens à la recherche de sens…

>> lire plus loin : « The Three C’s of Information Commerce: Consumption, Curation, Creation »

>> chercher avec un moteur de recherche plus humain : Mahalo.com (bien qu’un peu americano-centré!) qui classe en page d’accueil les sujets « hots » du moment… et qui répond à des vrais questions avant qu’on se les pose :-) …

Leave a comment »

Les données publiques en accès pour le plus grand nombre? Pas sûr…

Daniel Kaplan, sur InternetActu, décrit comment l’accès de plus en plus important à des données produites par les collectivités publiques pourrait mener à … moins de transparence.

Si l’accès aux données est facilité et la transparence de l’information produite par nos institutions bénéfique d’un point de vue citoyen, disponibilité ne signifie pas accessibilité. En effet, la masse d’information diffusée en rend la lecture de plus en plus difficile pour le commun des mortels et nécessite de moyens importants pour en comprendre les enjeux. Ainsi, seuls les acteurs suffisamment bien équipés pour le faire peuvent traiter et, le cas échéant, mettre en forme (filter?) cette information pour en tirer bénéfice (au propre comme au figuré).

Ceci renvoie aux difficultés de plus en plus grandes pour l’internaute « de base » d’être en mesure de traiter la masse d’information à sa disposition. La démocratisation du web pourrait donc se révéler être un rêve de geek… finalement…

Ceux qui militent en faveur de l’ouverture des données publiques (ou non, d’ailleurs) et de leur réutilisation par les citoyens, les chercheurs et les entrepreneurs, espèrent qu’il en sortira quelque chose de bon. […] La transparence peut également produire des conséquences problématiques. On peut imaginer qu’au lieu de s’engager dans des discussions ouvertes et constructives sur des sujets d’intérêt général, les groupes d’intérêt s’en servent pour contester la moindre décision, la moindre ligne de dépense publique. Au lieu d’aboutir à des décisions plus sages et plus largement soutenues, la transparence totale dresse les intérêts particuliers les uns contre les autres, inhibe la prise de décision et réduit la confiance. La nouvelle visibilité des données invite même à les trafiquer à la source, pour faire en sorte que même des analyses indépendantes, fondées sur des moyens informatiques massifs, produisent les conclusions qu’attendent les producteurs de données. L’ouverture des données publiques réduirait ainsi la fiabilité des données publiques…

>> lire aussi : « Journaliste de données : data as storytelling« 

Leave a comment »

Web 2.0 infographics

Au détour d’une lecture sur l’écran d’un iPad (oui, j’ai craqué), je suis retombé sur l’excellent pourvoyeur d’infographie pertinente qu’est Webilus.

Parmi celles qui ont été publiées ces derniers mois, trois ont retenu mon attention étant donné qu’elles donnent une bonne idée de la (dé)mesure du web 2.0 en 2010.

  • « The Business behind Facebook » évoque les sources du capital du réseau social qui regroupe l’équivalent de la population européenne… Pour une opération qui a mis du temps à devenir rentable, les perspectives d’avenir sont plutôt réjouissante pour Facebook… peut-être moins pour ses utilisateurs… qui SONT le produit en question et qui contribue avec enthousiasme à la croissance de l’entreprise… sans en toucher les dividendes.
  • « Our connected World » décrit la distribution des utilisateurs d’internet dans le monde en 2010. Ainsi, et sans surprise, la Chine a dépassé les USA d’un bon bout! La différence se joue maintenant dans l’accès à l’internet à large bande qu’on retrouve évidemment aux USA, en Europe, mais également bien représenté en Asie. Plus intéressant encore, c’est la proportion d’accès au web par mobile et des vitesses de ces accès, notamment en Asie.
  • Enfin, « The Internet » tente de donner un aperçu de la (dé)mesure de l’Internet en 2010… Si vous aimez jongler avec les (très) gros chiffres vous n’allez pas être déçus! Par exemple, on apprend qu’il faudrait au moins 1 milliard de DVD pour contenir l’information sur Internet actuellement… ça donne de la marge… Pour le reste, l’article décrit par le menu l’utilisation du web par la population américaine ou mondiale, en fonction des chiffres disponibles (600 tweets par seconde en été 2010).

Bonne lecture !

Leave a comment »

Dicriminating social media?

According to several posts published these last days, social media could increase divisions  and discrimination between internet users instead of creating equality…

Danah Boyd writes about how a Facebook profile can be used against a potential candidate by future employers, thus creating discrimination :

Should employers have the right to discriminate against you because of your Facebook profile? One might argue that they should because such a profile reflects your “character” or your priorities or your public presence. Personally, I think that’s just code for discriminating against you because you’re not like me, the theoretical employer.

Then, The Economist explains how social networks can be assimilated to ghettos when they keep their members from communicating with other communities :

A generation of digital activists had hoped that the web would connect groups separated in the real world. The internet was supposed to transcend colour, social identity and national borders. But research suggests that the internet is not so radical. People are online what they are offline: divided, and slow to build bridges.

Finally, Cyceron, on his blog, writes (in French) about how new media create a new dominant elite in the society, making the difference between those who know how to use new (social) media and those who don’t…

On retrouve avec le web 2.0 toute cette utopie dangereuse du possible qui rejette implicitement dans le camp des fainéants ou des inaptes, tous ceux qui ne prennent pas le train de la technologie. […] En réalité, les nouvelles technologies consacrent surtout l’avènement d’une nouvelle classe dominante : ceux qui les maîtrisent.

Will they prove to be right ?

Leave a comment »

When the web gets real

After a nice summer reading a lot about web and other stuff, I’m back to blogging with 3 different posts that I found meaningful in the way they illustrate how web/virtual and reality mix more and more…

« Alors que la quantité de données disponible ne cesse de croître, les cartes sont un bon moyen d’en réduire la complexité.  Elles permettent également d’analyser un problème sous différents points du vue. Elles offrent un potentiel passionnant pour la transmission d’informations, surtout si les citoyens ont eux-mêmes la possibilité d’en ajouter, ou de créer leurs propres cartes — possibilité qui n’existait que pour les entreprises et d’autres organisations. Bien que cet activisme cartographique (Maptivism) n’en soit qu’à ses débuts, il montre une nouvelle forme d’engagement citoyen pour plus de transparence et de participation. »

A GPS reckoning taken by a user’s phone is sent to the Marmota server, which creates an AR layer that is sent back to be unpacked and overlaid. The over-layer is rich with topographical information, including feature names (mountains, peaks, ranges, rivers and other geological features), county names, altitude, latitude and longitude, hiking routes and roads.

The system operates against features up to 500 kilometers (just over 300 miles) away, and works from latitude 60 degrees north to 60 degrees south, or roughly from Calgary, Canada to Ushuaia, Argentina.

“I’d say very few people know about geotag capabilities,” said Peter Eckersley, a staff technologist with the Electronic Frontier Foundation in San Francisco, “and consent is sort of a slippery slope when the only way you can turn off the function on your smartphone is through an invisible menu that no one really knows about.”

But when we finally will be unable to know where we are without the web and a GPS, how will it affect the way we live …. and talk? This last (long) article by Guy Deutcher is a great analysis of how language affects the way we deal with reality (I love the second part of the article about Guugu Yimithirr-style language…).

Leave a comment »

%d blogueurs aiment cette page :